dimanche 20 mai 2018

2 Mai Drôle d'endroit pour une rencontre





Les incidences  cumulées de l’âge et des effets toujours présents du décalage horaire facilitent l’observation du lever du soleil....les appareils crépitent à nouveau.







Nous apercevons sur le quai quelques enfants sac au dos qui s’apprêtent à embarquer dans un petit canot  pour rejoindre l’école, 30 minutes au moins.
Très vite à l’eau avec les tubas et les masques.......les poissons sont  au RDV.
Ballade sur les deux motus du Nord de la passe.

















Nous rencontrons deux tahitiens recolteurs de coprah qui vivent dans une petite cabane sur pilotis dans le second motu au nord de la passe, ils font tomber les noix de coco et nous les préparent. Eau de coco puis chair de coco complètent notre petit déjeuner. Le coup de machette dans la noix pour fabriquer la cuillère mérite le respect. Premiers échanges autour du métier et de la vie sur l’atoll.



















Découverte du petit village de pêcheurs sur le premier motu  TEONAI dont la population s’est effondrée ces dernières années, il ne resterait qu’une quinzaine de personnes, pourtant deux nouvelles maisons sont en construction. Une barque à fond plat en CP est en chantier, quille,  serres et membrures sont posées.























Tentative de pêche avec des hameçons appâtés au Bernard l’Hermite. Deux balistes rejetés par ignorance et crainte de cigüatera.












Appareillage pour les 8 miles qui nous séparent du village de TUHERAHERA, le chenal est bien balisé à bâbord et demande à être bien bien respecté. Les patates éparses ne manquent pas.
















Nous nous lançons dans la découverte du village après avoir réservé le dîner à la pension TIKEHAU Village.
3 rues proprettes,  quelques villas bien entretenues, une épicerie et une boulangerie.
Les courses à l’épicerie resteront un bon moment.
La caissière polynésienne entre deux âges en surpoids (presque un pléonasme) ne bouge pas de son siège, il appartient au client achetant des fruits et légumes de les poser sur une petite balance posée au sol, l’œil d’aigle de la caissière juge le poids sur le petit cadran analogique à plus de 2 mètres de distance. On n’est pas à 50 grammes près!


































Le beau Serge
La soirée à TIKEHAU Village ne manque pas de charme,  nous sommes les seuls externes à la pension pour le dîner. Bonne table, Thon rouge cru suivi d’un thon blanc cuit parfaitement, le menu est unique, le serveur aussi, il est  torse nu,  bronzé couleur Polynésien, bermuda orange fluo,  bandeau orange sur des cheveux mi-longs, dent de requin autour du cou (de dos sur la photo). Cependant, quelques  détails, des signaux pas vraiment faibles, le trahissent, des  poils sur  le poitrail et une sonorité casssoulet. L’homme est de Castelnaudary, et parle avec passion de ses atolls et de leur futur en danger, des requins qui n’attaquent jamais l’homme, ce sont des accidents dus à la négligence de l’homme. Merci Serge ...L’habit même s’il est restreint ne fait pas le moine.










Défilé unitaire de l’équipage devant l’atoll de TIKEHAU


Le 1er mai à 14h15 TIKEHAU apparaît tout juste sur la ligne d’horizon.   
16h15 rentrée des lignes thon et Coryphène, bredouille une fois n’est pas coutume.


















A 16h30, nous franchissons la passe  Tuheiava suivi de près par la goélette de ravitaillement.
Un léger  courant entrant nous facilite l’entrée. Quelques minutes après nous sommes au mouillage par 6 mètres de fond devant le village de pêcheurs en compagnie d’un monocoque de 10 mètres.











L’Impatience d’un bain dans le lagon  d’un atoll est enfin  récompensée.
4h00 de voiture, 40 minutes de taxi, 22 heures d’avion, 31 heures de catamaran  en plastique  bref une belle empreinte carbone pour contempler un coucher de soleil derrière les cocotiers d’un motu sur un atoll,  
Véritables anneaux  d’or suspendus entre le bleu de l’azur et le bleu marine, les atolls sont les alliances qui témoignent du mariage sacré et indissoluble entre le naturel et le beau. La plate nudité de l’atoll nous surprend. J’y trouve ensuite un charme réel. Vivre au niveau de l’océan, lorsqu’on connaît les furies de la mer et la démence des cyclones, vous amène à la modestie, même si les longues plages de sable en bordure du récif, les cocotiers qui donnent un peu d’ombre trompeuse et les cumulus blancs d’alizé sont paradoxalement le cliché type, je veux dire la carte postale de la Polynésie.















 
Morphée et ses grand bras n’épargnent personne. Un beau clair de 🌔 facilite la vie des hypertrophiés de la prostate et celle des Hinano dépendants.






30 avril, un lundi au soleil pour de vrai



Dés 6h00, le marché pour le dernier frais au marché.  L'office fait déjà le plein.








Une dernière météo et route/pêche pour TIKEHAU, pêche c’est pour l’expression, j’y reviendrai.
Passe de sortie à 9h30, accompagné par les dauphins.






















Alizé d’est 10 12 nœuds renforcé temporairement  par le relief de l’île, cap au 17 c’est parti pour   180 miles de près, près bon plein, c’es le cas  de le dire . En cata ce n’est pas collé serré, il faut choisir entre l’étroite proximité penchée  du monocoque et une distance bienséante synonyme de respect mutuel entre le vent et le cata de croisière..








À bâbord la ligne à coryphène 
À tribord la ligne à thon 
Les deux montées avec amour et passion par Michel sont mises à l’eau. Comme le pavillon national, elles remontent à bord au coucher du soleil.






Recours de temps à autre à la risée Couach pour garder le cap.
Pas d’incident notable
-remise en place d’une latte de GV qui voulait prendre la poudre d’escampette
-Fuite d’un jerrycan de mélange pour le moteur d’annexe qui empeste tout le bateau 
-Surliage têtière de GV sur coulisseau sangle HS 
-Lazy bag fatigué à surveiller ......






Aperçu l’Ile de Marlon Brando, Tetiaora......pas de Bounty à l’horizon ni à bord. 
Dommage,   l’angle du vent ne nous permet pas de faire un pit stop à Maketea curiosité géologique, un atoll soulevé  dont le phosphate a fait l’objet d’un exploitation intensive jusqu’en 1966.








samedi 19 mai 2018

28 avril, le samedi c’est aviron pardon avion, on n’a rien dans les bras


Après quelques huîtres normandes de là où on  débarque, une formation GoPro express, nous voilà nantis de nos 23 Kg prêts à embarquer dans un bel oiseau blanc qui n’est pas passé loin de s’appeler triple sec. 
Après 4 cachets de mélatonine pris en 2 fois selon la posologie du Docteur Charles , 6 films entrecoupés de quelques sommes, un gros entracte comportant au moins   45 minutes de chicane façon Disneyland avec des vrais figurants américains obèses en uniforme mais  sans l’attraction au bout du circuit à part l’ouverture des sacs scellés des achats duty free de ROISSY, (la boisson anisée a échappée de justesse aux foudres du maton de service pour un peu il voulait le goûter).

29 avril:   Le jour du seigneur 
Bref à l’issue de 22 heures  de voyage, nous sommes accueillis à Papeete juste avant l’aube  par nos deux équipiers ( Jean Luc  le popa'a  et Michel chef pêcheur qui nous  a précédé de peu)  avec comme il se doit le traditionnel Collier de fleurs et 15 degrés au moins de plus qu’à Paris.









Jean-Luc nous accueille dans son  faré,  niché  au sein  du quartier de l’aviation civile au-dessus de l’aéroport. Au passage,  un aperçu magnifique aux premières lueurs de l’aube, le déclin de la lune entre nuages et sommets de Moorea, la collection de cartes postales commence.












Qui a dit que nous étions là pour nous reposer ... le tour rapide du propriétaire, une douche express,  un café, et une tenue plus adaptée au climat et en route pour le marché couvert de Papeete. 7h30 c’est déjà presque la fin. Il va falloir nous faire au rythme tropical, lever avec le coq et couché avec les poules, qui parle de bisexualité?
Vivres frais faits pour la cambuse.










Retour au Fare de Jean-Luc notre popa’a, pour préparer l’embarquement, coq et poules sauvages squattent les jardins en toute impunité.....nous ne les embarquerons pas, les cages à poules n’ont plus cours sur nos Tupperware flottants, même sur la réplique de l’Hermione, les cages à poule derrière le poste de barre sur la dunette abritent désormais les canots de sauvetage.




Initiation à l’Hinano, autrement dit notre Houblon quotidien, le conditionnement en caisse de bouteilles  en verre  à la forme guerrière d’un projectile de combat, l’obus  n’aura pas non plus sa place à bord, à défaut de poules nous embarquerons des canettes. Pour midi,   bec de cane cru en entrée et pavé en plat  le t(h)on alimentaire est donné. Pardon mais mes débuts dans l’écriture inclusive sont laborieux.


13h45 Meeting avec Patrick et son épouse qui nous livre au port de plaisance notre mobile home au sens premier du terme, le Léopard 42.
Le félin n’est pas tacheté, son agilité est toute relative, mais ne boudons pas notre plaisir le confort et l’espace  sont au  au rendez-vous. 







Chargement du fier destroyer,  Premier apero à bord;
dîner « chao men »  aux roulottes sur le port.  A défaut de tomber dans le port, les nouveaux arrivants tombent de sommeil.






















Le retour du jeudi ....

L'histoire de cet épisode se déroule un an après les événements de  L'Empire contre-attaque . Le maléfique  Empire galactique  const...